mercredi 21 décembre 2016

Les espagnols anarchistes qui ont libéré LYON

La photo des mineurs de fond de la Croix Rousse que mon avocate , fille d'un mineur  de fond de la Croix Rousse et Résistant français possède Son papa est à droite  c'est le Monsieur qui tient une petite fille dans ses bras. Elle est l'Avocate des pauvres La grande avocate de l'humanité dans les quartiers pauvres de Lyon 7 alors qu'elle est la numéro 3 des grands avocats Elle gagne tous ses procès


HISTOIRE | LES ESPAGNOLS DE LYON

L’histoire des Espagnols de Lyon, c’est un peu – de loin – l’histoire de mes grands parents, l’histoire de personnes qui ont tout quitté pour voir en la France un avenir meilleur.

LES ANNÉES 20

Avant la seconde guerre mondiale, ces immigrés étaient souvent des hommes seuls provenant des régions pauvres de l’Espagne : du levant (Valence, Murcie et Alicante) ou encore d’Andalousie. Venus seuls en espérant que tôt ou tard femmes et enfants puissent les rejoindre. Chiffre clé : 40000 espagnols sont présents dans le Rhône à cette époque et 250000 dans toute la France.

LES ANNÉES 40

Cette fois l’immigration devient aussi politique. Beaucoup ont fuit la dictature de Franco (Cf. Photo « La retirada ») Certains ont travaillé, comme les anarchistes ayant aidés à la construction du tunnel de la Croix-Rousse. Les autres ont grossi les rangs de la résistance Française. A cette époque beaucoup d’entre eux vivent dans des bidonvilles notamment à Gerland. Nos mémoires ont souvent occultés la place des républicains Espagnols engagés dans la résistance. Une place centrale. Un demi million de républicain est en France pendant la guerre, c’est la première nationalité étrangère engagée dans la résistance. La célèbre « Nueve » libératrice de Paris, les résistants Espagnols de Lyon dont la détermination était sans faille chassés par la Gestapo ou encore Miguel Vera chef du bataillon des Glières, les exemples sont pourtant nombreux. Annecdote : Miguel Vera finira glacier, une conclusion tout en douceur pour un grand homme.



Un des chars de la « Nueve » entré à Paris

LES ANNÉES 60

Dernière grande vague. De nombreux Espagnols arrivent d’Algérie, cette fois pas question de bidonvilles, ils s’installent en majorité à la Duchère. Certains s’intégrerons et prendrons la nationalité Française -il faut noter que les mariages mixtes étaient courant à cette époque – les autres retournerons en Espagne à la mort de Franco.

LA CULTURE DE LA PUDEUR ET DU TRAVAIL

Mon vécu me pousse à voir l’ensemble des Espagnols évoluer comme ma propre famille. S’intégrer en travaillant du mieux possible, afin d’outrepasser les clichés dont ils étaient victimes, s’imposer par le travail en tant que personne de valeur. Ils travaillaient et vivaient pudiquement. Les faits à propos des Espagnols de Lyon ont d’ailleurs tendance à renforcer mes convictions. On ne connaît pas de grande association à cette époque permettant de renforcer et fédérer la communauté.

LES GOSSES SONT DEVENUS GRANDS

Connaissez-vous le point commun entre Anne Hidalgo, Raymond Domenech, Luis Fernandez et Dominique Valera ? Et bien, ils ont tous grandit dans les quartiers de Lyon, enfants de ces immigrés. Anne Hidalgo, maire de Paris a été décorée par le Roi d’Espagne, Juan Carlos de Borbon pour symboliser la réussite des enfants d’immigrés à l’étranger. Ce ne sont pas uniquement des anecdotes, des chiffres et des détails, ce sont des destins. Des milliers de destins, des hommes et des femmes, ayant laissés leurs maisons, leurs racines, leur village, leur culture pour chercher un avenir meilleur. Ces hommes et ces femmes croyaient en la France. Ne serait-ce que pour ces sacrifices, le devoir de mémoire s’impose.

via https://samanthajimenez.fr/2014/09/12/histoire-les-espagnols-de-lyon/#more-946

Je connais d'autres noms de grands résistants comme mon grand père Bartolome Flores Cano, Andrès Alonso, Antonio Flores au tunnel de la Croix Rousse dont leur chef qui est allé par deux fois chez mon grand père car la Croix Rousse était le noyau de la Résistance était Jean Moulin  
A la mort de Jean Moulin, les mineurs de la Croix Rousse avaient fait une sorte de petite messe, une veillée entre eux en hommage au tunnel de la Croix Rousse à leur Chef Jean Moulin




vendredi 2 décembre 2016

El eterno regreso del fascismo


On reconnait ainsi le retour du fascisme : "C'est le dogme de la rancoeur à l'état pur; ce sont les formules de la haine, les inflexions de l'envie, les éructations de la calomnie. (...) C'est le vernis qui trahit le fait que (...) ces idéalistes, qui prétendent défendre le "peuple", le dévoient pour parvenir à leurs fins (...) car ce qu'ils souhaitent provoquer avant tout c'est le déferlement du ressentiment. Pour cela tous les moyens sont bons, tous les slogans sont légitimes." (Ter Braak, dans "L'éternel retour du fascisme" de Rob Riemen, publié en France aux éditions Nil en 2011.



Au milieu des années 1930, ter Braak constate qu'un nouveau mouvement politique se développe partout en Europe. Il exploite le ressentiment, il encourage la haine et la colère, il ne cherche pas à proposer des solutions, il ne défend pas une idéologie précise, il ne souhaite pas, à vrai dire, résoudre les problèmes de société. Bien au contraire puisqu'il en tire en profit. Sans ces problèmes, il ne pourrait pas continuer à proférer des insultes et à attiser la haine.

Car ce sont là bien des caractéristiques : l'insulte pour l'insulte et la haine pour la haine. Le ressentiment général s'exerce sur celui qui fait figure de bouc émissaire, le Juif, cause de tous les maux. En même temps, les adeptes de ce mouvement politique considèrent qu'ils sont les éternelles victimes, victime de la “gauche” d'une part et de l’ “élite” d'autre part. Ils nourrissent une haine farouche pour tout ce qui est intellectuel, cosmopolite ou “différent”.


Rob Riemen, L'éternel retour du fascisme, Nil, 2011